Le fonds commun genre a fait ses heureux bénéficiaires le vendredi 04 septembre dernier à l’occasion d’une cérémonie. Six projets axés sur la réduction des inégalités genre au Burkina recevront ainsi des appuis budgétaires allant de 60 à 90 millions de F CFA.

Le Fonds commun genre est une initiative menée depuis 2005 par les partenaires techniques et financiers de l’Etat burkinabè et dont la gestion a été confiée à l’ONG Diakonia. Ce fonds a pour but de soutenir les organismes nationaux, œuvrant dans la promotion et le développement du genre au Burkina Faso.

Dans son plan d’action 2015-2017, le Fonds commun genre met un accent particulier sur la réduction des inégalités entre homme et femme dans notre pays. Un appel à projet a donc été lancé dans ce sens par l’ONG Diakonia, gestionnaire du fonds. Six projets ont été retenus après sélection pour bénéficier de financement allant de 60 à 90 millions de F CFA.

Il s’agit, entre autres, du « Projet Renforcement des capacités des Réseaux Communaux de Concertation sur les Questions de Genre et de Droits de la Femme (RECOGEF) dans la lutte contre les coutumes et pratiques discriminatoires à l’égard de la femme dans la province du Houet » ou encore du « Projet de contribution à l’amélioration du respect des droits des femmes, et des filles adolescentes face au rapt et au mariage précoce/forcé dans les provinces de la Gnagna et de la Kompienga ».

Au total 485 397 745 F CFA seront répartis entre les heureux bénéficiaires. Ce qui fait dire au ministre de la promotion de la femme et du genre, représenté par sa secrétaire générale, Nathalie Sandwidi, « ça c’est du concret et cela va contribuer au changement déjà amorcé ».

Elle se réjouit notamment que « cette initiative montre à souhait que malgré la situation difficile que nous avons héritée, les différents partenaires sont toujours disposés à nous accompagner ».

Aussi a-t-elle exhorté les bénéficiaires à en faire un usage « orthodoxe », c’est-à-dire saine et efficace et à produire aussi des rapports narratifs et financiers à bonne date.

La représentante du ministre, Nathalie Sandwidi est également revenue sur le quota genre dont elle a estimé regrettable que la loi sur la question ait été retirée au Conseil national de la transition.

Maratou SOUDRE

Burkina24